La petite fille ? Aurélia,
10 ans.
Elle est la fille du directeur des taxes municipales. Le toro ? «Liebrero»
un Sanchez-Cobaleda. La date ? Le 8 juillet 1939. Le Lieu ?
Pampelune. Les circonstances ? Liebrero est isolé et en retard. A la hauteur
des guichets de la plaza de toros un pioupiou, pour déconner, l’a cité de
derrière la barrière. A cette époque il n’y avait sur l’encierro de Pampelune
qu’un seul «vallado» de
protection. Liebrero charge, traverse les planches. Aurélia était sur son chemin. En 1939 Pamplona renoue avec l’encierro après trois ans de
suspension pour cause de guerre civile. La photographie de Juan Galle dit ça
d’une certaine façon. Si on oublie le toro, si on se fixe sur la fuite d’Aurélia,
des femmes autour et sur les gens par terre, cette image d’une panique pourrait
être celle d’une population civile prise sous un bombardement. Celui de
Guernica par exemple. Retour à l’image.
