Au
théâtre du Temple de Diane dans les jardins de la Fontaine «La Compagnie des Arènes» donnait l’inévitable «La
guerre de Troie n’aura pas lieu» et chaque année ou presque elle n’avait pas
lieu. Comme le placardait en gras chaque année l'inéluctable titre du grand quotidien local une vedette de la
chanson était venue «enflammer les arènes» ou, variante, «le vieil amphithéâtre». Nana
Mouskouri ? Dutronc ? Petula Clark ? Nana Mouskouri, enflammer
les arènes, vraiment ? Et, comme chaque année, on avait bravement pégoulé le long des boulevards Victor Hugo et Amiral
Courbet : chars, majorettes, tricots de peau, fanfares. Chaque cinq minutes sous leurs cuivres le lion mourait ce soir dans la jungle, terrible jungle. Le
lion mort on allait attaquer la gazelle dans les bosquets sous la tour Magne. La
feria 75 à Nîmes aurait dû ressembler comme une sœur et comme une faena de Niño
de la Capea à une faena de Niño de la Capea à celle de 74. Elle avait simplement un an de
plus et nous aussi ce qui ne comptait pas vraiment, pas encore. Mais voilà la
feria 75 n’a pas étécomme les autres.
Le samedi Simon Casas prenait l’alternative. Cérémonie inouïe.